L’incontournable diamant pour vous sublimer

Introduction

Il existe dans la nature divers objets qui fascinent tant par leur beauté que par leur usage potentiel. Parmi ces objets, il est possible de distinguer les métaux spéciaux dont ceux qui portent communément la désinence de « précieux ». A côté de ces métaux tels que le cuivre et l’or se trouvent aussi des cristaux précieux comme l’émeraude, le saphir et le diamant. Dans cet article, l’attention se focalise précisément sur une pierre précieuse particulière qu’est le diamant. Celui-ci est particulièrement prisé par ses caractéristiques et les significations que l’histoire a su forger pour lui. Qu’est-ce qui constitue la particularité de cette pierre ? Comment l’histoire a fait d’elle un objet de valeur incontesté ? Afin de se satisfaire d’une réponse pertinente à ces questions, il va être abordé dans les premiers paragraphes l’histoire du diamant à travers les différentes époques et ensuite ses caractéristiques.

Dans l’Antiquité

Les diamants france-mineraux.fr , dès leurs premières découvertes, ont été revêtus d’une certaine signification. Tout un ensemble de croyances y a été assigné. Il est rapidement devenu l’objet par excellence de symbolisation de l’amour, de la richesse, du pouvoir et un objet d’ornementation très recherché que ce soit par le pauvre paysan ou par la classe dominante des aristocrates et des nobles.

Il est communément admis que le diamant fut pour la première fois découvert en Inde au tout début de l’Antiquité, c’est-à-dire, vers l’an 3 000 avant l’ère chrétienne. Il fut dès lors appelé par les Indiens sous le nom de « Heera » encore orthographié « Hiira » qui signifie dans le Sanskrit dont il dérive « regarde en bas ». Ce fut probablement ainsi qu’il a été découvert. En effet, les premières découvertes se produisirent dans des alluvions.

La pierre semblait d’un premier regard revêtir la fragilité d’une matière vitreuse. Mais contre toute attente, elle était incassable. Cette pierre était dotée d’une robustesse incomparable. C’est la raison pour laquelle, lorsqu’elle a été commercialisée avec les romains, bien des siècles plus tard, cette pierre prit le nom de « diamas » qui signifie « indomptable ».

Mais à part sa qualité d’incassable, le diamant placé dans un rayon lumineux émettait un éclat tels les rayons du soleil matinaux qui semblent insuffler la vie à quiconque les reçoit. C’est ainsi que dans l’Antiquité égyptienne le diamant symbolisait le soleil, la force, le courage et la vérité. Il se trouvait même au centre du hiéroglyphe égyptien « Ankh » qui signifie la vie.

Cette pierre d’une très grande rareté et d’une beauté particulière ne pouvait alors, pour ces gens de l’Antiquité, n’être que d’origine divine. Dans le pays d’Homère, il était vu comme une particule céleste, une poussière d’étoile, une larme des dieux, un élément solide tel que le devrait être l’amour véritable qui unit deux âmes sœurs. Aussi les grecs représentaient-ils la pointe de la flèche de cupidon, le dieu de l’amour, par un diamant.

Dans le Moyen Âge

Le Moyen Âge se caractérise par l’existence des différents royaumes divisés en des terres gouvernées par des seigneurs. Ceux-ci se rivalisaient entre eux, afin de se révéler comme étant le plus puissant et le plus riche d’entre tous. Aussi se développait avec le Moyen-Orient les relations commerciales faisant ainsi atterrir en Occident les diamants venus d’Inde après avoir fait escale à Constantinople, capital de l’empire byzantin (empire romain d’occident), et à Venise en Italie.

L’histoire révèle que les plus importants diamantaires s’installèrent à Venise et sur le chemin allant de Venise à Bruges. C’était aussi à ces endroits que les premiers taillages et facettages du diamant eurent lieu. Ces activités nécessitaient un savoir-faire et une technique particulière, car le diamant faisait partie des cristaux les plus durs découverts à cette époque-là. Aussi le taillage en brillant des pierres précieuses n’apparaissait qu’en 1475, car avant cette date, elles gardaient des formes similaires à leur forme d’origine, même après le taillage.

Au XVIIe siècle un orfèvre joaillier parisien, nommé Robert de Berquen atteste la prééminence des diamantaires Flamands dans l’art du taillage du diamant. Selon lui, un de ses aïeuls portant le nom de Louis et qui était un natif de Bruges aurait été un personnage clé de l’histoire du taillage et du facettage du diamant : Il aurait inventé cet art en satisfaisant à la demande du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire (1443-1447), de tailler ces trois diamants.

Les Temps Modernes à nos jours

Constantinople était vers la fin du Moyen Âge un carrefour commercial. Les produits venant du Septentrion, le pays des Slaves, et venant d’Orient, Chine et Inde, suivaient des routes commerciales qui passaient toutes par cette ville légendaire avant d’arriver en Occident. Ce fut alors une grande épouvante pour les royaumes occidentaux de voir Constantinople être prise par les Turcs en 1453. Ceci alors les obligeaient de trouver d’autres voies pour atteindre l’Orient. Grâce aux voyages de Vasco de Gamma, le Portugais qui atteint le premier l’Inde en navigant vers l’Ouest, le commerce pouvait se rétablir ; mais mieux encore, plus tard, il a été découvert qu’au Brésil se trouvait d’autres gisements du diamant qui devenait alors des joyaux des monarques.

Par exemple, le roi Louis XIV du royaume de France, reçut de Jean Baptiste Tavernier (1608-1689) un très gros diamant bleu de 69 carats que ce négociant obtint d’Inde en 1669. Cette pierre précieuse a été sertie à la couronne de France du Roi Soleil. Mais grâce à Jean Pettier, ce diamant bleu, encore appelé Bleu de France ou encore Bleu de Tavernier, a pu être inséré dans l’insigne de la toison d’or de Louis XV selon les ordonnances de ce dernier. Désormais, le diamant taillé est prisé pour faire partie des insignes des distinctions les plus hautes du royaume.

En Angleterre, le diamant sera un élément prépondérant dans la confection des joyaux de la couronne. En 1838, l’Imperial state Crown ou encore la couronne impériale d’Apparat que portait la reine lors de la cérémonie de son couronnement et l’ouverture du parlement contenait 2 868 diamants. En 1905, le sceptre à la croix reçoit le plus gros diamant de tous les temps : le Cullinan I de 530 carats (106 g). Ainsi le diamant est devenu un objet montrant le faste des souverains et les faisait ressortir dans une majesté étincelante, une grandeur inégalable qui laisse sidérer leurs sujets, les contemplant d’un regard ébahi.

Au XXe, il a été découvert que le diamant était un cristal constitué de Carbone qui pouvait être synthétisé industriellement. De ce fait, il devient possible à l’aide d’un certain procédé chimique d’obtenir du diamant. Cependant, bien qu’en apparence ils sont identiques, les experts savent bien faire la différence entre les diamants synthétisés et les diamants naturels.

Caractéristiques physiques du diamant

Le diamant est un cristal, c’est-à dire qu’il possède une structure géométrique interne bien définie. Il est essentiellement composé de Carbone comme le graphite qui est utilisé pour fabriquer du crayon. Il s’agit donc d’une forme allotropique du carbone. Ce cristal très précieux se forme entre 140 à 190 km de profondeur, lors de la montée du magma pendant une éruption volcanique. Ainsi le diamant se trouve emprisonné dans des roches spécifiques appelées kimberlites. Une fois dégradée par les conditions atmosphériques, les diamants sont alors transportés par l’eau et atterrissent dans des alluvions. Le diamant a une dureté 10, ce qui l’élève au rang le plus élevé entre les minéraux du point de vue de la dureté.

Dans le monde de la joaillerie, le diamant se classifie suivant les 4 caractéristiques suivantes : la taille, la couleur, la pureté et le poids.

D’abord la taille : il existe 6 types de taille du diamant : point cut, table cut, old single cut, mazarini cut, le peruzzi cut et le old european cut. Ce qui est manifeste c’est que le type de taille a une influence sur son éclat et donc sa valeur.

Ensuite la couleur : les diamants possèdent des couleurs différentes selon leur pureté. Le diamant le plus pure est incolore, et très transparent. Il est noté D et désigne le blanc le plus pure. Le plus teinté est noté Z.

En troisième place la pureté : c’est un indice qui permet de voir la quantité d’impureté du diamant, c’est-à-dire les autres éléments chimiques qui le constituent à part le carbone.

Enfin le poids (carat) : il désigne la masse du diamant. En effet 0,2 gramme correspond à un carat. Et plus ce poids est important, plus il est rare, donc plus il est cher. En conséquence, un diamant à 2 carats est plus cher que deux diamants à 1 carat chacun.

Lithothérapie

Il est clair que les caractéristiques physiques du diamant le rendent unique. Mais ce n’est pas tout, les gens racontent que cette pierre brillante possède des vertus en lithothérapie. En effet, en Inde, on croit qu’il a le pouvoir d’écarter le danger. Il serait aussi utilisé pour concocter un élixir de longévité. Il servirait aussi dans la création d’un fortifiant et d’un baume pour soigner les plaies. Cependant, des histoires aussi ont été racontées qu’une overdose de diamant ou l’ingestion des poudres de diamant pourrait faire mourir. Par exemple, on dit que Frédéric II d’Allemagne en 1250 et le sultan Bayezid II en 1512 ont été tués par l’ingestion de poudre de diamant.